Une adaptation rapide qui interpelle Mekies
Les premiers pas d’Isack Hadjar au sein de Red Bull Racing n’ont pas laissé indifférent. Bien au contraire. Le patron de l’écurie, Laurent Mekies, s’est montré particulièrement impressionné par l’attitude et l’investissement du pilote français, qui n’a pas hésité à déménager pour s’immerger pleinement dans son nouvel environnement.
Hadjar fera équipe cette saison avec Max Verstappen en Formule 1, après une année 2025 convaincante. Alors que Liam Lawson et Yuki Tsunoda n’ont pas suffisamment marqué les esprits pour être maintenus aux côtés de Verstappen, le Français a décroché sa promotion au sein de l’équipe senior à la suite de débuts très solides avec Racing Bulls.
Devenu un habitué des points, Hadjar a même décroché son premier podium en Formule 1 avec une troisième place lors du Grand Prix des Pays-Bas. Des performances suffisantes pour convaincre le conseiller de Red Bull à l’époque, Helmut Marko, qu’il était le bon choix pour épauler Verstappen, même si l’officialisation n’est intervenue qu’à l’issue de la finale de la saison.
Les essais hivernaux n’ont toutefois pas été de tout repos pour Hadjar. À Bahreïn, deux de ses journées ont été perturbées par des problèmes de fiabilité, tandis qu’un accident survenu en milieu de semaine à Barcelone a également freiné son programme.
Malgré cela, le Français a montré des signes encourageants d’adaptation à la Red Bull RB22. Convaincu que sa première victoire pourrait être envisageable dès 2026, Hadjar a également révélé que des changements de réglages opérés tardivement avaient porté leurs fruits, contre toute attente, preuve que sa compréhension de la monoplace progresse dans le bon sens.
“Sur six séances (d’une demi-journée), nous en avons manqué deux, donc c’est quand même pas mal, mais nous avons toujours veillé à condenser et à tirer le maximum du temps de piste que nous avions. Du coup, ce n’était jamais ennuyeux, honnêtement ! Je me sens aussi prêt que possible pour Melbourne, et l’équipe a été vraiment, vraiment très bonne pour optimiser les essais. Nous avons passé en revue énormément de points. Je suis donc très satisfait de ma compréhension de la voiture.”
Son patron, Laurent Mekies, s’est dit ravi de l’engagement affiché par le pilote tricolore depuis son arrivée.
“Il fait un très, très bon travail,” a souligné Mekies.
“Il a déménagé au Royaume-Uni dès les tout premiers jours de janvier. Il avait déjà déménagé à Faenza quelques jours seulement après avoir signé l’an dernier avec Racing Bulls, donc ça montre bien son engagement.”
“Il est à l’usine un jour sur deux sur le simulateur. Il est même revenu entre les deux tests pour travailler au simulateur. Il est complètement intégré à l’équipe, avec les ingénieurs.”
Si le manque de roulage a parfois été frustrant, Mekies rappelle que cela fait partie du jeu.
“Il a été un peu malchanceux en piste. Nous avons perdu une demi-journée avec lui la première semaine de Bahreïn. Et il a encore perdu une demi-journée le matin du premier jour du 2e test.”
“Mais ça fait partie du sport. En résumé, nous sommes très contents de ce qu’il nous montre, dans la voiture comme en dehors.”
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