Norris aimerait avoir ‘un peu plus de ce qui anime Verstappen’

Norris aimerait avoir ‘un peu plus de ce qui anime Verstappen’

Champion du monde, mais toujours en quête de progression

Norris aimerait avoir ’un peu plus de ce qui anime Verstappen’

Sacré champion du monde de Formule 1 à 26 ans, Lando Norris a atteint ce qu’il décrit comme son “objectif de vie”. Un accomplissement majeur, d’autant plus symbolique qu’il est venu détrôner Max Verstappen, quadruple champion en titre, au terme d’une lutte acharnée conclue par seulement deux points d’écart.

Pourtant, loin de s’installer dans une forme de complaisance, le Britannique admet volontiers qu’il aimerait posséder “un peu plus” de ce qui fait la force mentale de son rival néerlandais.

Norris n’a jamais caché que ce premier titre représentait l’aboutissement ultime de son parcours.

“Si je ne gagne plus jamais un autre championnat, je serai quand même tellement heureux,” confie-t-il aujourd’hui.

“C’est quelque chose que je garderai avec moi pour toujours.”

Une déclaration qui soulève inévitablement la question de la suite : Norris a-t-il l’ambition et la faim nécessaires pour devenir un champion multiple, à l’image de Verstappen, de Michael Schumacher ou de Lewis Hamilton ? Le pilote McLaren se veut pourtant clair sur ses intentions.

“J’ai encore beaucoup d’années devant moi en Formule 1,” affirme-t-il. “Et je vais essayer de gagner autant de championnats que possible.”

S’il reconnaît être incapable de se projeter dans l’état d’esprit des légendes aux multiples couronnes, Norris estime en revanche pouvoir se comparer à Verstappen, qu’il côtoie directement en piste.

“Je ne peux pas répondre à ce que Schumacher, Hamilton ou Max pensaient réellement. Il est assez clair que j’ai une mentalité différente et une approche différente de celle de Max. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? À vous de juger.”

Norris admet néanmoins qu’il continue d’apprendre de son rival.

“Il y a beaucoup de choses que j’admire encore chez Max, et j’aimerais avoir un peu plus de ça, un peu de plus de ce qui l’anime, par moments. Mais j’essaie toujours d’améliorer mes propres qualités. Je sais qu’il y a encore des domaines où je ne suis pas au niveau que je devrais atteindre – même si ce niveau reste déjà élevé.”

Face à une concurrence aussi relevée, le Britannique sait que l’exigence est extrême.

“Quand vous vous battez contre ces gars-là, vous devez être proche de la perfection. Il y a donc encore beaucoup de choses sur lesquelles je veux travailler pour être meilleur, mais la base de mon niveau actuel est déjà très bonne.”

Malgré son sacre, Norris insiste sur le fait que sa motivation reste intacte. Le principal changement concerne sa confiance personnelle.

“Si quelque chose a changé, c’est surtout que j’ai plus de confiance”, explique-t-il. “Je l’ai déjà dit par le passé : j’ai besoin de voir quelque chose pour y croire, surtout quand cela me concerne moi-même.”

Le champion du monde détaille ce mécanisme très personnel.

“Est-ce que je croyais pouvoir décrocher ma première pole ou gagner une course ? Quand je l’ai fait, je me suis dit : ’Ah ! Je peux le faire’. Pour une raison ou une autre, c’est comme ça que je fonctionne.”

Norris estime également avoir progressé sur le plan mental lors de sa saison de sacre.

“L’an dernier, je me suis amélioré sur beaucoup d’aspects : la préparation mentale, l’état d’esprit, la gestion des bons et des mauvais moments, et de tout ce qu’il y a entre les deux.”

Une motivation tournée vers l’équipe

Contrairement à certains champions obsédés par les statistiques ou les trophées, Norris revendique une source de motivation différente.

“Je dois trouver ma propre voie, sans ignorer ce que les autres ont fait par le passé, mais en comprenant ce qui me motive réellement. Une grande partie de ma motivation ne vient pas du fait de m’imaginer sur la plus haute marche du podium ou de tenir un autre trophée.”

“C’est surtout d’être avec l’équipe, de leur permettre de gagner des trophées, de faire la fête, de célébrer ensemble. Honnêtement, je me soucie peu de la façon dont les autres pensent les choses. Ma motivation est toujours aussi forte pour gagner à nouveau et rendre mon équipe fière.”

Avec le recul, Norris reconnaît toutefois qu’il changerait une chose : le manque de temps pour pleinement savourer son sacre, en raison d’une inter-saison particulièrement courte.

“La pause hivernale a été courte”, explique-t-il. “Avant même de s’en rendre compte, on était déjà au Nouvel An. Jusqu’à cette période-là, j’ai passé pas mal de temps avec mes amis, à déconnecter.”

Comme chaque année, Norris s’est offert une parenthèse loin de la F1, avec un regret toutefois.

“J’ai fait mon voyage annuel en Finlande, juste pour m’éloigner des gens, être au calme avec quelques amis.
Ensuite, je suis retourné à l’entraînement plus tôt que toutes les autres années.”

“Ce n’est pas que j’ai plus profité que par le passé, mais je me sens plus détendu, et j’ai apprécié cette période. J’aurais juste aimé avoir deux semaines de plus pour vraiment tout assimiler et laisser mon corps et mon esprit réaliser ce que nous avons accompli, et ce que j’ai accompli l’an dernier.”

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