Alex Albon a levé le voile sur une période particulièrement difficile de sa carrière en Formule 1. Le pilote Williams a révélé avoir été victime d’un important épuisement professionnel durant la saison 2025, conséquence notamment de l’intensification des exigences du championnat et d’un calendrier commercial toujours plus chargé. Entre les obligations auprès des partenaires, la production de contenus et les sollicitations croissantes, le Thaïlandais a reconnu avoir fini par atteindre ses limites.
Invité du podcast The Fast And The Curious, Albon s’est confié sur les difficultés liées à la gestion de ses engagements en dehors des circuits. Il a notamment expliqué que les courses disputées aux États-Unis étaient particulièrement éprouvantes.
“Je me retrouve tellement épuisé, surtout lorsque nous arrivons à nos courses américaines, parce que c’est clairement là que nous sommes le plus sollicités, que ce soit par les partenaires, pour du contenu ou quoi que ce soit d’autre,” a expliqué Albon lorsqu’il a été interrogé sur la manière dont il gérait ses obligations.
Le pilote Williams ne remet toutefois pas en cause son comportement lors de ces rendez-vous. Il estime simplement que l’accumulation de sollicitations finit par avoir un coût personnel important, ce qui l’a conduit à revoir ses priorités après une saison 2025 particulièrement éprouvante.
“Je suis heureux d’être moi-même et authentique dans ces situations, mais en même temps, je ne sais pas ce que c’est, ça m’épuise tout simplement.”

Pour Albon, la solution consiste désormais à accorder davantage de place à son temps personnel, notamment en rentrant chez lui entre certaines obligations professionnelles plutôt que d’enchaîner systématiquement les déplacements.
“Pour pouvoir m’éloigner de tout ça, me donner la priorité et passer peut-être une ou deux nuits à la maison avant de repartir en avion, ou quoi que ce soit d’autre, j’y accorde beaucoup plus d’attention.”
“J’ai vraiment eu un burn-out très sévère l’année dernière.”
Cette volonté de préserver davantage son énergie s’est également illustrée après son abandon au Grand Prix des Pays-Bas. Plutôt que de multiplier les activités à la suite d’un week-end frustrant, Albon a choisi une approche radicalement simple : couper complètement avec le monde de la Formule 1.
“Hier, c’était littéralement… Qu’est-ce qu’on a fait avec ma compagne ? Rien. Nous nous sommes réveillés, nous sommes allés bruncher avec Carlos. Nous sommes rentrés, nous n’avons rien fait. Nous sommes allés dîner, nous sommes rentrés et nous avons regardé encore plus de rien d’intéressant à la télé avant d’aller nous coucher tôt.”
Le lendemain, le programme n’était guère différent. Les tâches les plus ordinaires de la vie quotidienne sont devenues une manière de retrouver un peu de normalité après l’agitation d’un Grand Prix.
“Aujourd’hui, c’est un peu pareil, très normal, assis sur le canapé, faire les tâches ménagères, nettoyer l’appartement. Après ça, nous allons simplement faire quelques courses.”

Pour Albon, ces moments sans enjeu constituent donc une véritable coupure avec l’univers très particulier de la Formule 1, qu’il décrit implicitement comme une bulle dont il est parfois nécessaire de sortir.
Même lorsqu’il est en déplacement pour un Grand Prix, le pilote Williams cherche ainsi à préserver des espaces de tranquillité. Il peut notamment choisir de s’éloigner du circuit pour dîner, quitte à effectuer une trentaine de minutes de trajet, simplement afin d’échapper à l’environnement permanent du paddock.
Cette démarche est d’autant plus importante pour Albon qu’il se décrit comme introverti. Il tient néanmoins à souligner que les fans respectent généralement son besoin de tranquillité lorsqu’il sort manger.
“Même pendant les week-ends de course, il est important de pouvoir échapper à ce melting-pot qu’est la bulle de la F1.”
“Ce n’est pas amusant d’être coincé dans une chambre d’hôtel toute la journée. Même si je suis introverti, je ressens quand même le besoin de sortir, simplement pour aller me promener ou prendre un café.”







